229 restaurants de Haute-Savoie affichent 5,0 sur 5. Cent cinquante ont moins de dix avis.
Une note ne veut rien dire seule. Voici les six choses à regarder à côté, chacune mesurée sur les 366 567 avis que nous avons relus.
Vous hésitez entre deux restaurants.
Le premier affiche 5,0. Le second 4,4.
Sauf que le premier a six avis déposés par six personnes en trois ans, dont deux le même après-midi et un qui parle surtout du parking, quand le second en a mille deux cents étalés sur huit ans, écrits en quatre langues, par des gens qui sont venus en janvier comme en août et qui ne se connaissent pas.
Le réflexe pousse vers le premier.
Le réflexe a tort.
1. Le volume avant la note, toujours
Deux cent vingt-neuf adresses du département affichent la note parfaite. Cent cinquante d'entre elles reposent sur moins de dix avis, et quinze seulement sur plus de cent.
Un 5,0 sur six avis, c'est six personnes contentes. C'est très bien, ce n'est pas une information exploitable. Un seul client mécontent la ferait passer sous 4,5 du jour au lendemain.
Sous vingt avis, ignorez la note et lisez le texte. Au-delà de cent, la note devient un repère solide.
2. Le classement de ce site corrige déjà ce biais
Nous ne classons pas sur la note brute. Chaque établissement reçoit un score qui mélange sa propre note avec la moyenne départementale, dans une proportion qui dépend de son nombre d'avis.
score = (n / (n + 8)) × note + (8 / (n + 8)) × 4,4
Avec trois avis, la note compte pour un quart. Avec deux cents, pour 96 %. C'est la méthode utilisée par la plupart des classements sérieux, du cinéma au vin.
Elle n'est pas parfaite. Elle est simplement moins mauvaise que la moyenne brute. Le détail figure sur la page méthode.
3. La distribution en dit plus que la moyenne
Sur l'ensemble des avis notés que nous avons relus, la répartition départementale est la suivante.
| Note attribuée | Part des avis |
|---|---|
| 5 étoiles | 73 % |
| 4 étoiles | 11 % |
| 3 étoiles | 4 % |
| 2 étoiles | 3 % |
| 1 étoile | 8 % |
Retenez le dernier chiffre : 8 % des avis sont des 1 étoile. Les avis ne se répartissent pas en cloche, ils se répartissent aux extrêmes. On écrit quand on est enchanté ou quand on est furieux, rarement quand tout s'est bien passé.
Conséquence pratique : une adresse à 4,5 avec 2 % de 1 étoile et une adresse à 4,5 avec 12 % de 1 étoile ne sont pas la même adresse. La première est régulière. La seconde a des soirs sans.
Chaque fiche de ce site affiche cette distribution.
4. Qui écrit compte autant que ce qui est écrit
Chaque avis porte le nombre total d'avis publiés par son auteur. C'est une information que presque personne ne regarde.
Sur l'ensemble des avis relus, 36 % émanent de contributeurs ayant publié plus de trente avis ailleurs, et 7 % de personnes qui n'en ont écrit qu'un seul.
Un contributeur régulier compare. Il a mangé dans quarante restaurants, son 4 étoiles a un sens relatif.
Un contributeur unique note dans l'absolu, souvent sous le coup de l'émotion. Son 5 étoiles peut être un coup de cœur. Son 1 étoile, une soirée ratée.
Aucun des deux n'est plus fiable que l'autre. Savoir qui parle change la façon d'écouter.
5. Quand les clients sont venus
Chaque avis porte aussi le mois de la visite. En agrégeant, on voit apparaître le rythme réel d'un établissement.
Une adresse dont tous les avis tombent entre décembre et mars est une adresse de saison. Une adresse dont les avis s'étalent sur douze mois travaille à l'année. Les fiches de ce site le signalent quand le signal est net.
C'est aussi un garde-fou : quarante avis excellents tous datés d'août ne vous disent rien de ce que vaut la maison en février, quand l'équipe n'est pas la même.
6. Dans quelle langue on vous parle
15 % des avis du département ne sont pas rédigés en français. En station, la proportion grimpe jusqu'à 44 % à Chamonix.
Une note bâtie majoritairement sur des avis étrangers vous renseigne surtout sur l'accueil et le rapport qualité-prix perçu, moins sur la cuisine locale. C'est une autre information.
Trois choses que ce site ne peut pas savoir
- Le nombre d'avis est plafonné à 500 dans notre relevé. 635 fiches butent sur ce plafond. Une brasserie qui affiche « 500 + » en compte peut-être trois mille. Nous affichons un plancher plutôt qu'un chiffre faux.
- 507 établissements n'ont aucun avis. Ils ne sont pas mauvais, ils sont invisibles. Souvent des adresses récentes, ou une clientèle qui ne passe pas par les fiches en ligne.
- Nous n'avons goûté nulle part. Ce site compile ce que des milliers de clients ont écrit, le classe proprement, et vous laisse juger.
Trente secondes, six réflexes
- Le volume d'avis d'abord. Sous vingt, la note ne compte pas.
- La distribution ensuite. Cherchez la part de 1 étoile.
- Trois avis négatifs, lus en entier.
- Le mois de visite. Une note d'août ne vaut pas pour février.
- Le profil des auteurs.
- Le téléphone. Les horaires changent, pas nous.
Ces six informations figurent sur chaque fiche de cet annuaire.
Une note de 5 sur 5 est-elle un bon signe ?
Pas en soi. 229 établissements du département affichent 5,0, dont 150 avec moins de dix avis et 15 seulement avec plus de cent. Une note parfaite sur peu d'avis est fragile : un seul client mécontent la fait chuter de plusieurs dixièmes.
Combien d'avis faut-il pour qu'une note soit fiable ?
Au-delà de cent avis, la note devient un repère solide. Entre vingt et cent, elle est indicative. En dessous de vingt, mieux vaut lire le texte des avis que regarder le chiffre.
Pourquoi y a-t-il autant d'avis 1 étoile ?
8 % des avis relus sont des 1 étoile. Les avis ne se répartissent pas en cloche mais aux extrêmes : on écrit quand on est enchanté ou furieux, rarement quand tout s'est bien passé.
Les avis de ce site sont-ils filtrés ?
Non. Ils sont reproduits sans retouche, du plus récent au plus ancien, négatifs compris. Seules les adresses email et les numéros de téléphone que certains auteurs y laissent sont retirés, parce qu'ils n'ont rien à faire sur une page publique.